"Et même si je sais que je suis loin d’être parfait, si tu veux qu’on se lance, qu’on essaie, moi je pense que ça peut donner quelque chose de beau parce qu’après tout on sait jamais..." Fauve;

Y'a ce soir, ce fameux soir où tu te rends compte que tout ce que tu avais pensé jusque là', tout ce en quoi tu avais cru jusque là, c'était faux. Depuis le début, des illusions, des idées, des mensonges. Mais le pire dans tout ça, ce n'est pas cette désillusion qui te frappe en pleine face quand tu t'y attends le moins, non le pire c'est d'avoir mis deux ans pour s'en rendre compte, le pire c'est de s'être menti pendant deux ans et d'avoir laissé ce vide s'installer. Alors voilà, cette vérité elle vient et elle te fout une droite en pleine gueule comme pour ieux te rappeler que t'as pas assez souffert, que tu t'es trop menti à toi même. Tu t'es dit que c'était pas toi le problème, que c'était fini et que c'était mieux comme ça. Oui, mais tout cela, c'était faux. Rien de tout cela n'était vrai. C'était toi le problème et non, rien n'est fini et rien n'est mieux. Et pourtant, t'y croyais toi, du haut de tes 19 piges.T'y croyais à cette happy end et à ta  nouvelle vie. Et depuis, tu patauges, t'enchaînes les déceptions, les histoires qui riment à rien parce que de toutes façons, ce sont tous des connards. Sauf que non, ce ne sont pas tous des connards, ils sont juste pas comme l'autre que t'as laissé partir à cause de ton putain d'orgueil, mais ça, tu l'as pas encore compris, alors tu continues. Tu continues tes histoires pourries et tu te lasses, t'es pas heureux, il manque un truc. Puis, tu recommences, tu planifies des choses avec une personne qu tu connais bien et qui te connais bien. A un moment t'envisages même que ça pourrait le faire, mais non, toujours pas tu t'enfonces dans ton mensonge et tu dis rien.
Sauf que maintenant, t'es là, t'es seule et tu te dis que tout ce qu'il s'est passé c'est rien. Sauf qu'au contraire : c'est tout. C'est ce qui t'empêche d'avancer et il t'a fallu plus de deux ans pour le comprendre.
Après eux ans, t'as tout foiré, t'as tout empiré et tu te retrouves devant la réalité. Elle est pas facile cette réalité, ni rose, ni mielleuse comme tu l'aurais souhaité. Non, cette réalité là, elle est grise, elle sent la poussière, comme quelque chose qui a trop traîné et que tu pourras jamais rattraper.Cette réalité, c'est lui, mais ça, t'es trop lâche pour le lui dire. T'as envie de crier, de lui dire que personne n'est aussi bien que lui et que tu sais bien que t'es la personne qu'il lui faut et qu'il est la personne qu'il te faut. Parce qu'au fond c'est vrai, vous étiez bien, trop bien. mais tu peux pas, tu sais pas comment faire parce qu'au fond de toi, au plus profond de toi, t'es consciente que s'il ne veut pas admettre la même réalité que toi, tu devras définitivement couper les ponts. Parce que maintenant qu'elle est là cette réalité, maintenant elle va te marteler tous les jours à quel point t'as été conne et à quel point t'as tout foiré. Et ça tu pourras pas le supporter, jamais, ce sera trop dur.

C'est comme si t'avais mis deux ans à déclencher ton chagrin d'amour, comme si t'avais mis deux ans à réaliser qu'il était parti, comme si pendant deux ans, t'étais resté dans le déni.

Sauf que maintenant, t'es toute seule au bord du gouffre.